Namibie (2016)


 

D'Etambura à Purros
Himba connection

Nous débutons la journée par la visite d'un village himba. Depuis le début du voyage nous hésitions à faire une telle visite, mais là, en plein milieu du Kaokoland sur leurs terres ancestrales, nous nous sommes sentis prêts.
 
Le village d'Onjuve n'est pas touristique du tout. Il y a 3 huttes, une petite dizaine de femmes et une centaine de chèvres. Ici pas de démonstrations touristiques, chacune s'atèle à ses tâches quotidiennes.
 
Une vieille dame est en train de finir les murs de sa hutte,
 

une jeune fille trait les chèvres, une autre fait le lait caillé.
 

Notre présence ne les perturbent pas et nous les sentons à la fois intimidées et curieuses. Et intimidés nous le sommes aussi.
 
Les quelques mots que nous connaissons dans leur langue permettent de briser la glace, et les denrées que nous avons apportées (farine, sucre) nous vaudront de larges et magnifiques sourires de remerciement.
 
Notre guide jouent les traducteurs et très vite les questions sont nombreuses de part et d'autre.  Et qu'il est difficile d'expliquer notre mode de vie occidental à ce peuple attaché à ses traditions ancestrales, respectueux de la vie sauvage et qui vit au rythme des saisons, sans se préoccuper du monde extérieur.

Les femmes perpétuent aussi une passion pour la beauté corporelle. Leur corps brille sous la graisse rougie par la poudre d’hématite. Les chevilles et les poignets sont encerclés de bijoux cuivrés, leur poitrine décorée de coquillages, et leurs cheveux tressés et enduits.
 

Nous ne verrons pas d'hommes dans le village, ils étaient déjà partis.
 
Nous voulions de la spontanéité, de l'authenticité et nous en avons eu. Ce fut une rencontre extraordinaire, nous ne regrettons pas notre choix. 
Il est maintenant temps de prendre la direction du sud et de Purros notre étape du jour.
 
Nous avons hésité entre prendre la D3707 ou les lits de la rivière Hoarusib et Khumib, mais on nous a dit que certaines portions étaient encore "very wet". A une seule voiture, nous n'avons pas voulu prendre ce risque. Donc, ce sera la D3707 qui est, d'ailleurs, en bien meilleur état que sur la portion Opuwo / Orupembe.

Nous retrouvons l'immensité des paysages.
 
 
Alors que depuis deux jours nous n'avions vu aucun véhicule, nous apercevons au loin un 4x4. Nous le rattrapons, le doublons et surprise, il s'agit de la Team JF qui arrive d'Hartmann Valley.
 
Nous poursuivons la route ensemble et quittons la D3707 pour prendre une piste qui longe le Skeleton Coast Park et ses dunes. Encore de superbes paysages (oui je sais je me répète, mais les mots manquent pour décrire ce que l'on voit, et que dire de l'émotion omniprésente face à cette beauté).
 

Nous arrivons à Purros vers 12h30.
Avec la Team JF nous réservons un guide pour partir à la recherche des éléphants du désert. Rendez-vous est pris pour 16h.
 
Le bungalow du Purros Bush Lodge est basique, et gros problème il n'y a pas d'eau. La patronne aux dents noircies par la cigarette et au teint respirant la vinasse nous dit qu'elle va faire tout son possible pour nous garantir une douche ce soir. Elle nous propose d'aller camper plutôt que loger dans le bungalow car il y a de l'eau aux emplacements de camping.
 
Euh comment dire, camper sans matériel c'est un peu compliqué !!! Si on vient au lodge c'est qu'il y a bien une raison !!!
 
A 14h55, la patronne vient nous prévenir que le drive n'est pas à 16h, mais 15h. OK, c'est dans 5 mn, tout va bien.
 
Nous embarquons notre guide Steven dans notre 4x4 et la team JF nous suit. Le canyon de l'Hoarusib n'étant pas praticable, c'est dans le lit de la rivière Gomatum que nous partons en quête des éléphants.

Notre guide n'arrête pas de tousser (détail qui aura son importance dans les prochains jours et nous gachera la fin du séjour).
 
Quelques girafes dinent ...
 
 
Et, 20 km plus loin, ils sont là les éléphants du désert, qui ont si bien su s'adapter aux conditions extrêmes de leur environnement.
 
 
Ils se dirigent à pas velouté vers nous, et nous profitons du spectacle de ce mastodontes.
 

Nous retournons ensuite vers Purros. Quelques autruches détalent à notre passage.
 
 
Au loin, un nuage de poussière et des amazones à dos d'âne.
 
 
Quelques sourires, quelques fous rire ... quelques clichés.
 
 
 
Une superbe journée se termine, indiscutablement placée sous le signe des himbas.
 



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