Namibie (2016)


D'Opuwo à Marble Mine
La vie n'est pas une longue piste tranquille

 
Une grosse journée de route nous attend pour rejoindre Orupembe, notre étape du jour. Quel que soit le chemin emprunté, les pistes ne sont pas réputées pour être très roulantes.

Deux chemins sont possibles, l'un au nord (la D3703) l'autre au sud (la D3707). C'est cette piste que nous choisirons. D’après quelques connaisseurs du coin il semblerait que les paysages y soient plus beaux et variés.

Orupembe devrait également nous permettre de faire la rencontre d’un Voyage Forumiste, Jean-François (Max68), puisque de longues dates nous savions que nous serions dans ce coin du monde au même moment et avions essayer de faire coïncider nos itinéraires respectifs.

C'est parti, nous nous enfonçons dans le Kaokoveld, contrée reculée et sauvage de Namibie.

La piste va, en effet, offrir de magnifiques paysages variés, serpentant entre vallées infinies
 

et parties montagneuses,
 

traversant des lits de rivière plus ou moins asséchés.
 

ou des parties sableuses.

Les arrêts photos sont nombreux, les paysages fantstiques.
 

L'état de la piste offre lui aussi son lot de variations. Les 60km après Kaoko Otavi sont terriblement défoncés, puis la piste alterne parties roulantes ou cassantes, pierrier ou sable mou ... Pas de tout repos pour le conducteur !!! Heuresement, après celà s'améliore un peu.
 


Parfois une habitation anime ces paysages désertiques.
 

Pour aller dans ce coin de Namibie, il est indispensable d’avoir un GPS. A de nombreuses reprises nous avions le sentiment de ne pas être sur le bon chemin, mais le lieutenant GPS nous confortait.
 
D'autant que de la journée, nous ne rencontrerons que deux voitures !!!
 
Alors que le GPS indique que notre logis du soir est à une quarantaine de km, nous arrivons sur une piste qui vient juste d’être refaite. La nivelleuse est passée le jour même. Au moins la fin de l’étape s’annonce-t-elle moins « remuante ».  Oui mais voilà, la piste est justement trop belle et le chauffeur s’arrête. Y’a un truc qui cloche !!!
 
Un rapide tour du Hilux et nous sommes bons pour notre premier changement de roue. Le flanc du pneu arrière gauche est déchiré.
 
 
Incroyable, alors que toute la journée nous avons roulé sur une piste défoncée, nous n’avons eu aucun problème et là où elle est toute belle, on éclate le pneu !!!!
 
(Nous aurons l’explication le lendemain en discutant avec Ryan de Camp Syncro. Il nous expliquera que la nivelleuse lime et taille les pierres qui deviennent très coupantes, et s’attaquent facilement aux flancs des pneus).
Le changement de pneu se passe sans problème. Mais maintenant nous n’avons plus qu’une roue de secours, et la seule possibilité de réparation ne pourra se faire que dans 4 jours !!! Pas très rassurant sachant que les prochains jours nous serons dans les coins un peu isolés !!! L’aventure c’est l’aventure parait-il …
 
Nous arrivons à notre logis du soir, House on the Hill, vers 16h30. Il n’y a personne pour nous accueillir et pas de clés sur la porte. Nous allons voir le responsable du camping qui est à 100m  et il nous dit que nous devons aller au village chercher les clés. Mon cher et tendre y va seul, moi je reste au cottage et j'admire la vue. Y'a pire non ?
 
 
Tout à coup, une voix française se fait entendre. C’est Jean-François qui vient d’arriver, après une étape encore plus longue que la notre puisque partant d'Hobatere.  Présentation, discussions, échanges d’impressions entre un alsacien et une franc-comtoise …
 
La clé arrive enfin, et nous pouvons prendre possession de notre cottage en self-catering qui est vraiment super bien équipé.
 
                           

Pendant que l’un prépare le feu pour le braaï, l’autre décide d’aller se rafraichir à la salle de bain, mais c’est bizarre le mur bouge. Un effet de la pénombre peut-être !
 
AAAAAAHHHHHH.
AU SECOOOOOUUUUURS / HEEEEEEELP.
 
Il y a un serpent sur le mur. Certes pas un black mamba ou un cobra, mais un serpent quand même, d’environ 60/70 cm et avec une tête pas sympa du tout (bon en même les serpents ont rarement une tête sympa).
 
Deux solutions, soit on le tue, soit on le met dehors.  Certes, nous ne sommes pas fans de ces reptiles mais nous n’avons pas trop envie de le tuer.
 
Personne autour de nous pour nous aider.
 
Réflexions rapides.
 
Nous voilà donc l’une armée d’une lampe torche tremblotante braquée sur l’hôte indésiré et poussant la poubelle sous celui-ci des fois qu’il aurait la bonne idée de tomber dedans, l’autre armé de la barre à cric du 4x4 essayant d’enrouler le reptile autour de l’anneau pour ensuite balancé le malotru pour la fenêtre.
 
Première tentative, première agression de la bête.  Beurk décidément j’aime vraiment pas les serpents.
 
Deuxième tentative, la bête est moins agressive. Il y a peut-être un espoir de survie ...
 
Troisième tentative, ça y est, nous arrivons à l’enrouler autour de la barre et à le jeter par la fenêtre. Oui mais, trop près à mon goût. Je continue de braquer ma lampe torche sur lui, pendant que mon cher et tendre sort et le réentortille autour de la barre pour l'amener encore plus loin.

Ouf, nous sommes sauvés.
 
J’aime pas les serpents !!!! Ah je l’ai déjà dit peut-être.
 
Inutile de vous dire qu’après cela nous procèderons à une inspection en règle du cottage, des poutres, des dessous de lits, des coins d’armoires  … pour vérifier si il n’y a pas de petits ou grands copains à lui dans la place. Nous ne verrons rien.
 
Nous dégustons notre braaï et le verre de vin rouge sera le bienvenu pour nous remettre de nos émotions.

Tout à coup, on se rend compte que nous n'avons même pas pris une photo de la bête. C'est malin çà, comment on va savoir ce que c'est comme serpent !!! Après de longues heures de recherche sur internet, on n'a toujours pas trouvé. Venimeux ? Pas venimeux ? Le mystère demeure ...
 
Après une nouvelle inspection du cottage (on ne se moque pas), nous allons nous coucher, installons bien la moustiquaire (des fois que quelque chose tomberait du plafond cette nuit) et essayons de nous endormir. Oui mais non. une branche d’épicea fait un bruit insupportable en se frottant sur le toit en tôle ondulée dès qu’il y a un brin de vent. Nous voilà donc à 21h avec la hache à couper la branche, histoire d’essayer de dormir un peu cette nuit.

Mais inutile de vous dire que la nuit ne sera pas sereine.



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